Cérémonie en l’honneur des Associations
Oyonnaxiennes
Maison CONVERT - 14 juillet 2010

Mesdames, Messieurs les Présidentes et présidents d’associations
Mesdames, Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames, Messieurs les élus
Mesdames, Messieurs,
Aujourd’hui, 14 juillet 2010, j’ai souhaité pouvoir réunir l’ensemble des forces vives d’Oyonnax pour, d’une part vous remercier du travail effectué tout au long de l’année auprès des oyonnaxiens et d’autre part mettre à l’honneur l’engagement collectif et par là même prolonger le symbole de ce jour.
En effet, j’ai pu dire, hier au soir, que fêter le 14 juillet relève d’une grande tradition révolutionnaire qui fait de ce jour celui de l’espérance et de la communion des volontés populaires.
Aussi, quoi de plus naturel que de vous réunir, vous, les acteurs du sport, de la culture, des arts, de la solidarité, de l’Education et de la Citoyenneté qui, jour après jour, par vos actions, améliorez la vie de nos concitoyens en les ouvrant toujours plus sur le monde, en leur permettant d’apprendre à mieux se connaître.
En agissant ainsi sur le « vivre ensemble » vous développez un certain art de vivre oyonnaxien, vous dotez cette ville d’une culture propre et d’une aura qui transcende largement les murs de notre Cité.
Et, permettez-moi de vous dire, en ce jour de fête nationale, que plus que quiconque vous incarnez l’idée même de Nation.
Car je pense, comme Ernest Renan que « la Nation est le fait d’avoir fait ensemble de grandes choses par le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir ».
Et de grandes choses, tous vous en avez eu votre lot, parfois largement médiatisées, parfois passées inaperçues aux yeux du grand public mais toujours elles ont su élever les individus, les groupes et notre ville.
Votre militantisme, votre dévouement constituent une force et donnent aux valeurs républicaines leurs lettres de noblesse.
Aussi, je souhaite pouvoir par mon action et celle de la municipalité sacraliser votre engagement ; je souhaite pouvoir le plus possible accompagner les associations dans leur travail quotidien car je sais en mesurer la valeur à l’aune d’une cohésion sociale si prompte à se déliter.
Bien entendu, je n’entends pas là, vous faire un discours de politique générale, mais vous savez combien les temps sont durs. Les dotations de l’Etat baissent tandis qu’augmentent nos compétences.
La crise qui a touché de plein fouet notre économie nécessite de maintenir les grands équilibres entre le développement de moyens en direction des populations les plus fragiles et une gestion rigoureuse.
Je ne serai pas, et j’ai pu déjà vous le dire, celui qui mettra Oyonnax, en situation de faillite par faute d’une gestion irraisonnée.
Mais entendons nous bien, j’entends être celui qui permettra à la Nation oyonnaxienne de pouvoir faire de grandes choses dans l’avenir.
Je souhaite que nous puissions tisser des liens de partenariat encore plus forts. Je souhaite, qu’ensemble nous sachions transformer cette ville, qu’elle soit toujours plus citoyenne.
Pour ce faire, je souhaite pouvoir créer les conditions d’un dialogue constant avec chacun de vous, pouvoir trouver les espaces d’écoute et de controverse nécessaires à une bonne et solide construction collective.
Je veux être le maire du monde associatif, bienveillant et soucieux de la réussite de vos actions.
Je pense connaître vos difficultés et l’effort consenti, chaque jour passé à assumer votre fonction de Président d’une association.
Et, en la matière, s’il y a de plus grosses associations que d’autres, la responsabilité n’en reste pas moins la même et la multiplicité des rôles que vous êtes amenés à exercer reste identique.
Ainsi, le Président se doit d'être un manager, un gestionnaire, un modérateur. Il doit tout à la fois porter tables et chaises et projet associatif avec la même passion.
Il doit aussi faire face aux mécontentements qui n’hésitent pas à s’afficher et relever le défi de la bonne humeur permanente. Il doit souvent se contenter d’un silence quand, par son action, il a su satisfaire tant de monde.
Il doit également savoir conserver une forme de tempérance souvent teintée d’un certain sens de l’humour face aux méandres de l’administration, aux subtilités toutes technocratiques des dossiers de demande de subvention.
De toutes ces énergies déployées, de toute cette passion éclatante, je veux en être le témoin, le rapporteur et c’est le sens premier de cette rencontre de ce jour.
Nous sommes le 14 juillet 2010, voila 221 ans, un vent d’espoir soufflait sur notre pays, il était annonciateur de changements, de liberté. Des hommes et des femmes formaient des barricades et annonçaient que les utopies d’hier seraient les réalités de demain. Ils en appelaient à l’action collective, annonçaient la fin des égoïsmes.
Mesdames, Messieurs par votre action bénévole et citoyenne, par l’intérêt que vous portez à l’autre, vous êtes, aujourd’hui, les dignes héritiers de la révolution française.
Mesdames, Messieurs je vous remercie.










Crédits Photos DANIEL BLONDEAU