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« On reste un petit festival… mais avec un grand cœur ! »


Philippe Tournier Billon est un président heureux. Et pour cause, la 4e édition au Parc René Nicod du festival Oh ! Bugey a connu un large succès. Un sacré coup de maître pour un événement orchestré de toutes pièces par une équipe 100% bénévole. Pour L’Ainpact, il revient sur cette édition hors norme et parle de l’avenir. Rencontre.

Quelles sont vos premières impressions au sortir de cette nouvelle édition ?



Fatigue et fierté. Nous sommes allés au bout physiquement et émotionnellement. Il y avait des défis énormes puisque l’on augmente en taille chaque année. On a reçu 8500 festivaliers sur ces deux-trois jours. Avec l’ensemble des bénévoles, on a le sourire car on a apporté beaucoup de bonheur à beaucoup de gens, et tous les artistes nous ont félicité aussi. Donc de la fatigue, oui, mais de celle qui vient d’avoir tout donné et de tous avoir été au bout de l’effort. C’est une mission accomplie pour nous.



Le festival connait une progression fulgurante…



En 2016, pour la première édition, nous étions trois pour mener le projet et on l’a fait en trois mois. Nous étions très ignorants de l’engrenage dans lequel on mettait le doigt, la main et maintenant le bras. Pour cette édition 2019, on a une équipe formidable, motivée, qui met du cœur à l’ouvrage et nous sommes une vingtaine.



Comment expliquez-vous un tel succès ?



C’est une question de détermination, et aussi de naïveté. Celle de penser que tout est possible. Et l’impossible devient possible car on ne regarde pas les obstacles. On a des rêves, c’est vrai, mais on ne veut pas devenir un festival énorme, on reste un petit festival mais avec un grand cœur, on garde cette humanité du premier jour, on est modestes, on garde les pieds sur terre et on est reconnaissants envers toutes ces personnes qui nous aident, aussi bien envers le commerçant qui ne peut rien donner mais qui prépare des corbeilles de fruits pour les artistes, qu’envers la plus grosse entreprise qui nous soutient financièrement. 100% des aides publiques et privées sont consacrées à l’organisation de ces deux-trois jours, nous n’avons aucun frais de fonctionnement le reste de l’année. Nous essayions d’être vertueux, en respectant toutes les personnes qui nous aident. Chaque euro est un euro pour lequel on dit merci.



La programmation de cette année semble avoir trouvé son public…



C’était le top. C’était difficile pour nous car quand vous faites venir des gens de ce calibre, leur équipe possède une exigence, une rigueur, auxquelles nous n’étions pas habitués. Mais devant le 100% bénévole, tous ces artistes et leurs équipes déposent leur armure et contribuent à notre joie en nous félicitant et en nous boostant. Niveau artistes, c’était génial, mais il faut le demander aux 8500 personnes présentes. Tous les commentaires entendus sont de joie. Avec ce festival, on attire les regards vers notre belle vallée et plutôt que d’aller à Lyon, à Aix-les-Bains, à Grenoble, Paris ou encore Genève, on fait venir les festivaliers dans le Haut-Bugey, c’est formidable ! Il y a eu des gens de 16 départements français mais aussi de Suisse.



Attirer du monde dans le Haut-Bugey, c’est le but du festival ?



In fine, c’est surtout ça le but ! Ce n’est pas de dupliquer une fête de la musique, c’est de montrer que nous avons un territoire formidable et de partager nos atouts. On a des usines, qui procurent des emplois, une nature formidable, des infrastructures hors normes notamment pour le sport et aussi un festival de musiques qui complète cette image d’un territoire bien dans sa tête. Cela fait aussi partie du combat pour aider le territoire à attirer de potentiels médecins, ingénieurs, employés…



Est-ce la philosophie de l’association ?



On a dans l’association des bénévoles venus de tout horizon. Moi, je le fais pour l’économie et l’image du territoire, d’autres sont fans de musiques et le font pour cela, pour travailler sur la programmation. Nos sensibilités sont diverses et c’est ce qui fait notre bonne équipe dont je suis très fier.



Des idées pour l’année prochaine ?



Il y a des améliorations à apporter, notamment dans l’organisation... En fait, nous sommes exigeants. En 2020, nous resterons sur une taille et une formule semblables à cette année. Dans notre croissance, nous avons doublé chaque année. En 2020, nous ferons une pause pour absorber ce développement à marche forcée, pour peut-être passer à une autre étape ensuite.



Nous travaillerons sur l’édition 2020 dès le mardi 3 septembre, date de notre première réunion. Les haut-bugistes, jurassiens et bressans sont bienvenus pour nous rejoindre. Nous aurons des noms à annoncer à partir de novembre.



L’association remercie la ville pour son aide

et la mise à disposition du parc René Nicod


Le festival en chiffres

20 bénévoles actifs toute l’année 

0 employé

4000 heures de travail au préalable

1 semaine de montage

114 tonnes de matériaux pour la mise en place de la scène

90 bénévoles lors du festival

176 personnes accueillies au sein des tentes partenaires


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