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Echos du Massif Jurassien : De la photographie animalière comme passion

  • A l'affût même l'hiver
  • A l'affût même l'hiver
  • c'est plus périlleux en hiver
  • Depuis les belles montagnes jurassiennes
  • Espèce plus paisible
  • Grand Tétras
  • Groupe de Chamois
  • La chasse est ouverte
  • Marceau Durrafourg photographe animalier amateur
  • Rapace en attente au sec

Patience, rigueur, minutie, coup de patte, et bonheur !



Nous avons rencontré un  Jurassien retraité de la vie professionnelle, Marceau Duraffourg, mais  qui est un autodidacte de la photographie amateure. Il a commencé la photo dans les années 70, à 20 ans en rentrant de l’armée avec son frère jumeau Clovis.  Au départ l’instrument utilisé était une caméra Beaulieu  Super 8 avec Objectifs Angénieux. Ensuite c’est l’utilisation de la photo argentique, sans développement, car c’était moins cher. «A L’époque, il fallait maîtriser la photo, pour limiter les coûts» me dit-il!  Depuis une petite dizaine d’année c’est le numérique, qu’il utilise, car c’est plus facile et moins cher! Son boitier est un Nikon D500 reflex, pour les connaisseurs.



Passionné de la nature, fréquentant particulièrement les montagnes du Jura et la chaine alpine, depuis la Haute Savoie jusqu’aux Alpes Maritimes, mais aussi la Suisse et un peu l’Italie. «Au départ j’ai commencé à rechercher avec mon frère le grand tétras, et pour cela j’utilisais un affût très rustique, un parapluie, et un drap teint en vert posé pardessus, l’imperméabilité et l’isolation n’étaient pas garanties ». «Ce qui est intéressant, c’est l’approche, l’apprentissage, la conquête de l’espace et de l’animal lui-même ensuite. Et pour cela il n’y a rien de mieux que l’affût : rester plus de 10 jours de suite sans redescendre chez moi, pour «le gros noir», soit «Le Grand tétras». J’ai ainsi passé plus de 250 nuits d’affûts uniquement pour le grand tétras. C’est la lecture du terrain qui fournit les bonnes informations, et beaucoup d’affûts ne dérangent que très peu les animaux observés. Encore maintenant à chaque fois que je vois un grand tétras, je suis irradié de bonheur! De même la première fois que j’ai vu de mes yeux, «un lièvre variable» j’ai observé l’animal pendant 20 minutes au moins et j’ai pris une photo ensuite. Il faut avoir du respect pour l’animal. La première rencontre avec un Lynx s’est faite aussi par hasard : il dormait comme un gros chat, et on se baladait sur Vaucluse, je l’ai vu. Il n’a entendu aucun bruit, et s’est réveillé seulement pour la prise de vue».



Les sorties Alpestres m’ont fait connaître d’autres lieux et d’autres sujets animaliers. Les marmottes, bouquetins, mouflons, cerfs, chamois, hermines,, martres, tétras, lyres, lagopèdes alpins, perdrix, bartavelles, gypaètes barbus, aigles royaux, se meuvent dans une liberté totale sur des milliers d’hectares, recouverts d’une flore d’une richesse et d’une rareté remarquable, édelweiss, génépi, saxifrage à nombreuses fleurs, lis orangé, etc…Pour mieux connaitre la nature, il faut sortir par tous les temps, soleil, pluie, neige, vent, orage, froid, terrain accidenté; les départs de marches de nuit à la lampe frontale, font partie de la panoplie du photographe animalier. Il faut aussi aller sur le terrain pour connaître les sujets, le biotope, les périodes favorables, le rût et la floraison, pour ensuite y retourner soit à l’affût, l’approche, la billebaude, ou un combiné de tout cela. Le silence, la patience, l’observation, l’écoute, me récompensent quelquefois par un regard, une attitude, une position que j’aurai réussie à fixer sur ma carte mémoire. Dans le massif Jurassien il y a pléthore d’espèces animales et végétales et, j’ai encore de belles journées devant moi. Depuis toujours je pense que ma plus belle image, c’est celle que je ferai demain. Il ne me reste plus qu’à préparer mon matériel et repartir… Eh bien suivons-le en silence…


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