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Guy Bejoint un «oyoman» expose au Caveau des Artistes à Saint-Claude

  • Le Caveau des Artistes à Saint-Claude
  • Le Caveau des Artistes à Saint-Claude
  • Guy Béjoint et Régis Martin

Papier froissé défroissé peint !



A l’école du papier…



Le Caveau des Artistes reçoit du 3 au 24 février 2018 un artiste peintre, Guy Béjoint, voisin d’Oyonnax qui habite l’ancienne commune fusionnée de Veyziat. Après s’être accompli avec ses élèves dans son métier de professeur d’anglais, et en finissant sa carrière au Collège Ampère à Oyonnax, il consacre une grande partie de son temps la retraite venue, à explorer sa passion de toujours, le dessin et la peinture. «Il n’y a pas de sot métier, et mes élèves m’ont sûrement un peu inspiré…», dit-il en souriant d’un air malicieux. Ses créations sont surprenantes, atypiques et sa technique particulièrement originale. Guy Bejoint fait un «Bis repetita», car il avait déjà exposé à Saint-Claude au Caveau en mars 2012. Il reprend volontiers à son compte une citation du musicologue Alessandro Barrico : «les œuvres d’art ne se font pas, elles adviennent». Pour lui, «petit à petit les choses se font, et l’histoire apparaît, puis seulement le titre de l’œuvre. Il s’agit de s’offrir une promenade hors des sentiers battus». Pour structurer son travail d’autodidacte, il a suivi des cours pendant deux ans, en utilisant la technique originale du papier froissé. Du papier-nappe est peint puis froissé, déchiré et assemblé avec d’autres morceaux. La réalisation finale, apposée sur un support de bois plane, ressemble à une sorte de mosaïque. Il puise son inspiration dans des thèmes très variés et surprenants : la faune, la flore, la spiritualité, l’histoire… Le point de départ d’un tableau pour Guy Béjoint est toujours une image, une photographie mais elle est revisitée, remaniée et rehaussée de gouache ou d’acrylique aux couleurs vives. La diversité est une caractéristique marquante chez cet artiste inventif.



Techniques…



« Je ne dessine jamais avant. Je travaille avec du papier-nappe, sur lequel je peints. Il est très absorbant et peut se déchirer, provoquer des ruptures, et c’est à partir de ce moment-là que cela devient intéressant. Cela laisse place à l’improvisation, à l’imagination. Ensuite je colle le papier sur un support rigide mélaminé. J’aime le papier d’abord pour sa sensibilité, puis pour son caractère souple et rebelle ». Une lecture différente de son travail peut se faire tout près de l’œuvre, ou plus particulièrement en prenant du recul plus ou moins important, et alors apparaît une autre vision, un autre éclairage du tableau. Ce vendredi soir lors du vernissage dans la sympathique et très agréable salle voutée du Caveau des Artistes, il y avait beaucoup de monde, et bon nombre d’ailleurs de personnes inhabituelles du lieu. En effet des supporters de la cité des plastiques avaient fait le court déplacement à Saint-Claude, afin de rendre un hommage mérité à l’ «Oyoman» de service. L’adjoint à la culture de la cité pipière, Régis Martin, ne s’y est pas trompé et a d’ailleurs caractérisé la manière de travailler de l’artiste. « Il dialogue, et joue avec le papier tout en laissant place au hasard. Il considère la matière comme un être vivant disant côtoyer une sensibilité, un caractère qui peut être souple et rebelle à la fois ». Une visite a programmé durant ce mois de février, même avec une mine « de papier mâché »…


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