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La rentrée s’annonce chargée


Adieu sable chaud, citronnade au bord de l’eau, sieste imprévue… L’heure de la rentrée a sonné. Pour beaucoup, il est temps de se remettre au travail ou de retourner sur les bancs de l’école. Calquée sur la date imposée aux écoliers, la rentrée reste une période cruciale pour chacun. Politique, scolaire et littérature, tour d’horizon des nouveautés de septembre.

Une rentrée sur tous les fronts



La rentrée politique



Code du travail, budget 2018 et plan d’économies de 20 milliards d’euros en 2018, septembre s’annonce socialement complexe pour le gouvernement d’Édouard Philippe. De retour de congés depuis ce lundi, les membres de ce dernier s’apprêtent à passer une rentrée studieuse mais aussi houleuse.



En effet, début août, le Parlement avait donné son accord à la réforme du code du travail par ordonnances. Au programme : le plafonnement des indemnités aux prud’hommes, le développement du CDI de chantier, le renforcement des accords d’entreprises, la modification du compte pénibilité… Autant de changements qui bouleversent les syndicats. Alors, dans la foulée, une intersyndicale CGT-FO-Solidaires-UNEF-FSU était lancée, prévoyant une journée de mobilisation « contre le démantèlement du code du travail » ce mardi 12 septembre. De son côté, le groupe « La France insoumise » organisera un « rassemblement populaire » le 23 septembre.



Côté finances, les taxes et impôts devraient eux aussi être impactés dès la rentrée. Réforme de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, le gouvernement prévoit une dépense de 11 milliards d’euros.



Mais attention, le Premier ministre souhaite par ailleurs contrôler la dépense publique. Et les chiffres sont conséquents : entre 15 et 20 milliards dès 2018. Pour cela, des mesures drastiques devraient voir le jour mais lesquelles ? La baisse de la masse salariale du secteur public, évoquée par Édouard Philippe ? Les 50 000 postes en moins dans la fonction publique d’État sur l’ensemble du quinquennat, évoqués par le candidat Macron ? Une nouvelle baisse de dotations pour les collectivités locales, comme les 300 millions d’euros de moins révélés cet été ? Ou encore le gel des indices, évoqué par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin ?

À suivre.



La rentrée scolaire



Il ne reste qu’une semaine pour les écoliers, collégiens et lycéens avant de retrouver les bancs du savoir. Nouveauté annoncée : dès le lundi 4 septembre, les rythmes scolaires seront adaptés et choisis selon la mairie. Autre changement concernant les classes de primaire, une réduction à 12 du nombre d’élèves par classe en CP et CE1 en zone prioritaire REP+. L’objectif ? L’acquisition des fondamentaux établis et martelés par l’Éducation nationale : lire, écrire, compter et le respect d’autrui. Une mesure qui semble difficilement applicable dès cette année pour l’ensemble du territoire.



Pour les collèges, la réforme déjà engagée se voit assouplie. Souhaitant renforcer l’autonomie des établissements et redonner de la souplesse aux équipes pédagogiques dans l’organisation de leurs enseignements, la réforme du collège permet désormais aux établissements qui le désirent de réinstaurer les options de latin et de grec et de développer les classes bilangues ou les sections européennes.



Comptant sur le volontariat d’enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires, d’assistants d’éducation, de volontaires du service civique, d’associations, de retraités ou d’étudiants, le programme « devoirs faits » fait sa première rentrée. L’objectif ? Aider gratuitement des élèves à faire leurs devoirs au sein de leur établissement, grâce à un temps d’études supplémentaire et accompagné. Un déploiement prévu jusque 2020 mais dont 20 % des établissements devraient pouvoir bénéficier dès cette année.



Le 17 août dernier, quelques 2,8 millions de familles recevaient l’allocation rentrée scolaire (ARS). D’un montant quasiment équivalent à l’année dernière, elle atteignait 364 € 09 pour un enfant de 6 à 10 ans, 384 € 17 pour les 11-14 ans, et 397 € 49 pour les adolescents de 15 à 18 ans. Une aide toujours appréciée pour compenser les dépenses liées à la rentrée scolaire.



D’ailleurs, côté fourniture, c’est l’héroïne de Disney, Vaiana, qui semble avoir recueilli le plus de suffrages au rayon des fournitures. Cartables, cahiers, agendas et stylos en forme de pagaie… Il faudra s’habituer dès la semaine prochaine, à voir la princesse tahitienne déambuler dans toutes les cours de récréation.



La rentrée littéraire



581 romans et recueils de nouvelles français et étrangers ! Voici le programme de la rentrée littéraire. Spécialité française, elle signifie le nombre de livres publiés par les éditeurs entre la mi-août et la fin octobre. L’an passé, ce chiffre s’élevait à 560 titres. Un grand cru annoncé donc, d’abord en quantité mais il semblerait que la qualité et la découverte soient également de la partie avec 81 premiers romans.



D’un côté les mastodontes du genre, à l’instar de l’auteure au chapeau, Amélie Nothomb, toujours suivie par un large panel de fans. Présente à chaque rentrée littéraire grâce à une production hors du commun, elle est de nouveau en couverture de son dernier roman, disponible depuis le 24 août, intitulé « Frappe toi le cœur ». Autre ouvrage, dont les aficionados de genre trépigneront jusqu’au 7 septembre, le tome 5 de la saga « Millénium ». En effet, second livre de David Lagercrantz, ayant repris la suite du suédois Stieg Larsson, décédé en 2005, celui-ci racontera les nouvelles aventures de la fascinante Lisbeth Salander, emprisonnée mais pouvant compter sur l’aide de son cher Mikael Blomkvist.



À noter, les retours de Philippe Besson, d’Éric-Emmanuel Schmitt et d’Erik Orsenna devraient, eux-aussi, ne pas manquer d’attiser la curiosité des connaisseurs. Fidèle à son amour des mots, le dernier s’intéressera au célèbre fabuliste du XVIIe siècle dans « La Fontaine, une école buissonnière ». Poésie assurée.



De l’autre côté, les « primo-romanciers » tenteront de se faire une place en tête de gondole. Parmi eux, « Innocence » d’Eva Ionesco. Car si celle-ci, après l’avoir filmé, se décide à raconter son histoire avec des mots, ce n’est pas parce qu’elle est la fille du maître du théâtre de l’absurde, c’est parce qu’elle est la fille d’une femme malsaine, l’ayant prise pour modèle de photos érotiques dès l’âge de quatre ans. Psychologiquement terrifiant.


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