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Préservation d’un patrimoine unique


Les Zones Humides de Bellignat

Selon le code de l’environnement,  «les zones humides sont des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire. La végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année». (Art. L.211-1).  En effet dans les milieux humides, ou zones humides l’eau est le facteur déterminant tant pour le fonctionnement de ces zones naturelles que pour la vie animale et végétale. La submersion des terres, la salinité de l’eau (douce, saumâtre ou salée) et la composition en matières nutritives de ces territoires subissent des fluctuations journalières, saisonnières ou annuelles.



Depuis le 1 er janvier 2016, la CCHB dans la cadre de sa compétence Environnement, porte le deuxième contrat de rivière Lange Oignin. Naturellement et gratuitement les zones humides rendent de nombreux services à la population, dans certains cas elles peuvent contribuer à l’épuration de l’eau ou à la régulation des crues, en tant que bassins naturels de rétention d’eau. De plus ces zones hébergent la moitié des espèces d’oiseaux vivant en France et génèrent également une multitude de niches de vie pour de nombreuses espèces animales et végétales. Les paysages, la faune et la flore de ces zones sont le fruit d’interactions entre l’homme et la nature tout au long des siècles. Certains milieux ont même été façonnés par l’homme. C’est d’ailleurs le cas pour les marais de la commune de Bellignat.



Ainsi fin 2016, un plan de gestion sur plusieurs années a été validé en Mairie, afin de mieux gérer le marais de la ville et le marais de Bellignat. En effet comme beaucoup de zones humides françaises, ces deux marais ont subi des travaux de drainage, de plantation de peupliers/Epicéas, de remblais…Des espèces invasives telles que la renouée du Japon ou encore le Solidage sont présentes sur ces deux marais. Si rien n’est fait, elles viendront remplacer de manière néfaste les plantes caractéristiques des zones humides.



Le manque d’eau dans ces marais, en raison des travaux anciens et successifs de drainage entraine à moyen terme l’assèchement de la zone humide. Les plantations de peupliers ont été réalisées il y a plusieurs décennies et ces essences ont besoin de beaucoup d’eau et renforcent ainsi l’assèchement du marais lui-même. Ainsi l’ensemble des travaux  programmés  et qui ont commencé dans cette zone humide, visent à améliorer la qualité des prairies et boisements humides, à lutter contre les espèces invasives, à restaurer une partie du marais de ville, à améliorer l’alimentation en eau du marais de Bellignat et valoriser d’un point de vue pédagogique les marais.



Concrètement, il s’agit de procéder à la plantation de 300 arbres adaptés aux milieux humides, en lieu et place d’environ 170 arbres (166 peupliers sur le marais de Bellignat et 4 épicéas sur le marais de ville), et qui font l’objet d’une coupe actuellement. Cela permettra également de conforter le vaste programme de renaturation des berges du Lange, sur plus de 2 kms. Les travaux d’abattage se déroulent actuellement depuis le 28 août pour une durée d’un mois environ et sont sous la responsabilité financière et technique de la CCHB.


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