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Tout comprendre sur l’organisation d’un service de gériatrie


À l’horizon 2021, lorsque l’ensemble des travaux seront achevés, l’hôpital Fleyriat devrait disposer d’un service gériatrie regroupant la totalité des unités fonctionnelles constitutives de ce type de service. Fier de cet état de fait unique dans le département, le docteur Hervé Buatier, responsable du service, présente cette filière qui se développe année après année, et qui se complexifie aussi.

Une personne âgée autonome et en bonne santé peut, rapidement, présenter des symptômes mettant en évidence une réduction de ses capacités fonctionnelles. Cela peut se traduire par des chutes, des pertes de mémoire, de la malnutrition, des troubles de comportement… Il est alors nécessaire d’intervenir.

« Au départ, c’est l’équipe mobile pluridisciplinaire qui intervient, soit en «intra», c’est-à-dire suite à une hospitalisation d’urgence souvent de nuit, soit en «extra», dans l’environnement quotidien du patient. Il s’agit de traiter un problème médical qui peut présenter des formes polypathologiques. Médecins, infirmières, psychologue, ergothérapeute, assistante sociale évaluent la capacité de la personne à retourner ou pas dans son hébergement habituel. Ensuite, intervient le court séjour, qui, comme son nom l’indique, doit permettre en une semaine de mettre fin à un problème aigu repéré par des syndromes gériatriques. Il ne s’agit pas de «guérir», mais de stopper une régression grave. Le délai de 7 jours permet au patient de ne pas se désadapter de ses repères habituels dans le milieu environnemental originel. Nos patients ont une moyenne d’âge de 85 ans et sont pris en charge par une équipe pluri professionnelle », explique le docteur Hervé Buatier, responsable du service gériatrie de l’hôpital Fleyriat.



Associer le patient à son protocole de soins



« Les soins de suite et de réadaptation (SSR), actuellement basés à l’Hôtel Dieu, prennent ensuite la main dans la prise en charge du patient, pour une période moyenne d’un mois. Il s’agit d’apporter au malade soit des soins de rééducation pour retrouver une certaine autonomie de base, soit de la réadaptation qui permet de limiter les effets négatifs d’un handicap. Au sein des SSR, l’UCC (unité cognitivo-comportementale) s’occupe des patients qui présentent des troubles de comportement, appelés aussi démence. Attention, ce n’est pas la folie. On appelle démence une atteinte cognitive et une dépendance pour les activités instrumentales de la vie quotidienne. 

À cheval sur le médico-social et le sanitaire, il y a l’unité de soins de longue durée (USLD) qui accueille des patients qui relèvent d’un hébergement très médicalisé. Au sein de l’USLD, l’unité d’hébergement renforcé (UHR) regroupe les personnes qui ont des troubles de comportement et qui sont dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres.



Je n’omettrai pas de citer encore deux structures : l’hôpital de jour qui permet de réaliser en une journée un ensemble d’examens et d’établir une synthèse par le coordinateur du suivi. C’est un fonctionnement encore peu connu, qui évite, grâce à ce regroupement de moyens, beaucoup de fatigue et de stress au patient. Ce service est appelé à connaître un développement intéressant à l’avenir. Il y a aussi les consultations de gériatrie classique. À Bourg-en-Bresse, elles sont au nombre de trois : bilan de chutes, bilan mémoire et la consultation gériatrique généralisée. Enfin, dans certains EHPAD, il peut exister un PASA (Pôle d’Activités et Soins Adaptés), qui est l’équivalent de l’accueil de jour, mais en maison de retraite Les personnes y vont autant de fois qu’elles le veulent dans la semaine ».



Le Docteur Buatier conclut l’entretien par des réflexions personnelles qui trouvent souvent un écho parmi les membres de la famille du patient : « dans tous les cas, il convient de s’interroger sur la pertinence des soins apportés, et de questionner le malade sur sa volonté propre ».



« Une personne âgée, c’est comme un vieux moteur qu’il faut régler avec précision, et surtout avec délicatesse

« L’objectif c’est de permettre au patient de retrouver de l’autonomie dans le moins d’inconfort possible »

Docteur Hervé Buatier


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