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Tout, tout sur le « canis lupus », ce loup qui a du chien

  • Le loup a du chien
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  • Un public très intéressé au PNRHJ
Retour sur la conférence au Parc Naturel Régional du Haut-Jura par Jean-Marc Landry

Jean-Marc Landry, éthologue et biologiste diplômé de l’Université de Neuchâtel, est un expert de la biologie du loup en système pastoral. Comptant parmi les premiers témoins de son retour en Suisse, dès 1995, il n’aura de cesse depuis lors, de tout mettre en œuvre pour permettre une coexistence apaisée entre ce prédateur et les activités humaines connexes, le pastoralisme en particulier, qui compte définitivement parmi ses principales préoccupations. C’est ce grand spécialiste du loup que le Parc naturel régional du Haut-Jura recevait  en son siège de Lajoux pendant les vacances de Noël, dans une salle de conférence archi-pleine.



Dans le Massif Jurassien, il y a actuellement 2 ou 3 loups qui se baladent. Dans quelques années, il est fort probable qu’il y en ait beaucoup plus qui vont s’y installer. Il faut donc se préparer au retour du canidé dans cette région sans stress, ni adoration, mais avec sagesse. Le loup est en recolonisation en Europe, et on comptabilise en France  72 meutes avérées dans les Alpes, dont le seuil de 500 individus est dépassé. Le loup  commun, ou « canis lupus », est l’un des prédateurs présentant la plus vaste distribution géographique : presque tout l’hémisphère nord, comme symbole par excellence de la nature sauvage.



Ni ange, ni démon, le loup est un prédateur



Il cherche aujourd’hui à survivre dans des milieux dont les équilibres ont été profondément perturbés et colonisés par l’homme. Premier animal à avoir été domestiqué, bien avant le bétail, il reste pourtant relativement mal connu et fait l’objet de nombreuses fausses idées. Avec son équipe et l’aide précieuse d’éleveurs et de bergers surtout dans le sud de la France, secteur pastoral par excellence, Jean-Marc Landry  étudie et met au point stratégies et outils pour aider à protéger efficacement les troupeaux. A son actif, entre autres, une formidable expérience de terrain, et de nombreux contacts internationaux avec ses homologues les plus renommés (Canada notamment), une spécialisation sur les chiens de protection et de nombreux voyages d’observation. Afin de sauvegarder les animaux des prédations, les bergers ont sélectionné de gros chiens destinés à la protection de leurs bêtes, chiens dits de race patou. Rester en permanence avec les moutons et être capables de tenir tête à un ours ou à un loup est leur credo. 



 « Le Loup », son dernier opus majeur, à lire sans retenue



Abondamment documenté, entièrement actualisé et superbement illustré, et paru il y a déjà un an, aux éditions Delachaux & Niestlé, « Le loup », son livre, pose un regard objectif et approfondi sur une espèce qui, plus que toute autre, a façonné l’histoire de l’Homme. Ni pour ni contre, plutôt que de choisir un camp, Jean-Marc Landry plaide pour une troisième voie, celle qu’il appelle « la voie du milieu », respectueuse des équilibres naturels et des intérêts des uns et des autres. Il emmène son auditoire en voyage vers la vérité démystifiée d’une espèce comme une autre, qui évolue dans un monde en mutation.



Et des prédateurs, pour en voir de près, rendez-vous notamment en Suisse à deux pas après la frontière, au zoo de la Garenne, non loin de Saint-Cergue/Arzier. Un zoo jumelé à l’Espace des Mondes Polaires de Prémanon, pour « une danse avec les loups ».



Pour aller plus loin :  www.ipra-landry.comcontact@ipra-landry.com


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