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Visite d’«Une maison de mètre» à Longchaumois…

  • Bernard Comoy en maître des lieux !
  • Bernard Comoy en maître des lieux !
  • Une petite forge au premier plan
Ni vitesse ni précipitation, mais précision et rigueur !

Tous les jours, des instruments de mesure interviennent dans les opérations passées par des entreprises ou des particuliers. Ces instruments, qui mesurent le poids, le volume, le temps, la longueur, rythment notre quotidien. Vous effectuez des achats auprès de détaillants ou de grandes surfaces. Savez-vous si le poids de la barquette de viande est exact, si la balance du détaillant est juste, si votre plein d’essence est bien mesuré, si le prix de la course de taxi est correct, si votre compteur de gaz est bien étalonné? C’est ce dont s’assure l’Etat, par l’activité que l’on appelle la métrologie légale. Le mètre linéaire mesure évidemment la longueur et c’est avec « le mètre étalon international » l’une des sept unités de base du Système International (SI), dont le kilo pour la masse, la seconde pour le temps, l’ampère pour l’intensité du courant, le Kelvin pour la température, le mole pour la quantité de matière et la candela pour l’intensité lumineuse.



Claude Prost alias Capitaine Lacuzon, sorte de « Robin des Bois Franc-comtois » au 17ème siècle est la figure tutélaire du village de Longchaumois. Il est sûrement l’ancêtre de Raoul Prost né en 1882, qui avait repris à 16 ans à la mort de son propre père Pierre-Emile son atelier de fabrication de mètres linéaires en métal, qu’ils exportaient déjà à l’époque jusqu’en Pologne à Varsovie. C’est dans la Maison Raoul Prost-Rosset, « Maison du Mètre » sorte de musée, que Bernard Comoy son petit-fils, et créateur avec d’autres habitants de Longchaumois, nous emmène faire une petite balade dans le monde de la précision. « Raoul, nous dit Bernard, a tenu cet atelier jusqu’en 1960, et il avait une vision particulière de ses fabrications, en choisissant l’international, notamment les USA, alors que tous les autres ateliers locaux fabriquaient des mesures classiques ». Ce petit musée est une vraie caverne d’Ali baba, où se côtoient en permanence précision, ingéniosité, savoir-faire et astuce.



Les machines sont toutes manuelles, et dénotent d’un pragmatisme mécanique à toute épreuve. Un certain tour de main, qui ne s’apprenait pas dans les écoles, était nécessaire pour la mise en œuvre. La fée électricité n’avait pas encore mis en marche sa baguette magique, pour faire vivre les bancs à découper, à racler, des pinces, presses à balancier, les cisailles, poinçons et petite forge. Les différents systèmes de découpe, raclage, ébarbage, poinçonnage, de marquage, perçage, meulage, et de rivetage ou clouage du métal sont faits en bois, métal et fonctionnent mécaniquement. Les métaux utilisés sont du Duralumin, du laiton ou du Mallechort, de dureté différente, et qui sont des alliages d’aluminium, de cuivre, de zinc, de nickel, voire d’autres métaux. Le Haut Jura est connu pour ses productions lapidaires ou ses pipes sur Saint-Claude, mais aussi pour le travail du métal sur les lunettes du côté de Morez, les mètres pliants en métal à Longchaumois restent un artisanat méconnu, et qu’il est très enrichissant de redécouvrir…Une étape à ne manquer sous aucun prétexte…



L’accueil se fait sur RDV au 06.12.38.81.61 ou 06.19.71.30.37. ou www.maisondumetre.fr


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