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Vie de quartiers à Bourg-en-Bresse - Le paysage urbain évolue, encore et toujours

  • Des aménagements plus doux pour la vue et plus sécurisants
  • Des aménagements plus doux pour la vue et plus sécurisants
  • Le carré Amiot bouleverse le paysage du centre-ville
  • Perte des anciens repères visuels
  • Un aménagement plus doux pour la vue et sécurisant
  • Un nouveau bâtiment parfaitement intégré dans son environnement
  • Vue aérée sur le Palais de Justice et le parc de la Madeleine
Les villes modernes ne sont pas des cités de Pompéi en puissance. Autant la conservation en l’état des cités antiques, ou du moins ce qu’il en reste, est un devoir notamment pour mieux connaître le passé, autant l’évolution des villes actuelles est une nécessité pour préparer l’avenir. La population urbaine française n’a cessé de croître depuis 150 ans pour dépasser les 80% de la population totale. Même si la pandémie a remis la vie rurale à l’honneur, il n’est pas prévu que la tendance s’inverse durablement.

Tel King Kong qui a confondu l’Empire State Building avec la montagne qui dominait sa jungle natale, nous possédons dans notre bibliothèque sensorielle une multitude de repères visuels que nous utilisons quotidiennement. Ceux-ci nous permettent de nous orienter, et nous apportent un réconfort face à la peur de se perdre, peur ancestrale s’il en est. Tous les individus ne sont pas des aventuriers, et la majorité d’entre nous préfère évoluer dans un milieu connu et sécurisé. Paradoxalement, la ville se révèle souvent plus angoissante que la campagne, la faute sans doute à une variété moindre de paysages et de repères. Cela explique en partie pourquoi une frange de la population est de prime abord opposée à toute modification de son environnement proche. La démolition d’un immeuble, la construction d’un autre, l’évolution de la voirie, les modifications végétalisées, sont alors vécues comme autant de  gênes, si ce n’est d’agressions au confort personnel. Pourtant la ville bouge, et Bourg en Bresse n’échappe pas à la règle. La nécessité fait loi ! Entre l’adaptation aux contraintes urbanistiques qui ne cessent d’évoluer, le devoir de loger convenablement la population et donc l’obligation de renouveler l’habitat vétuste, la nécessité de favoriser les déplacements et les échanges commerciaux, les raisons sont multiples qui poussent les municipalités à mettre en œuvre de nombreux chantiers. En cette rentrée 2021, force est de constater que la cité burgienne vit une période importante de transformations urbaines qui perturbent nos repères visuels, en attendant bien sûr d’en acquérir d’autres.


Le Cardinal et la Carré Amiot changent la donne


Dans cette balade visuelle, nous avons retenu 4 exemples. Le futur immeuble remplaçant le bâtiment St Joseph en haut de l’avenue Alsace Lorraine a déjà fait beaucoup parler de lui. Incontestablement, la volonté de la municipalité burgienne était d’apporter de la modernité à un quartier qui souffrait de l’aspect vétuste et tristounet du bâtiment démoli. Actuellement, en arrivant depuis le Pont de Lyon, la vision a radicalement changé. On découvre l’arrière du Palais de Justice et les arbres du Parc de la Madeleine. Dans quelques mois, la vue sera tout autre avec une placette et un immeuble enveloppé dans une résille métallique. Le boulevard St Nicolas a été, lui aussi, sujet à polémiques. A voir aujourd’hui les transformations apportées durant l’été, on s’aperçoit que ce n’est pas tant la modification de la voirie que la présence des rangées de quilles qui créait le malaise et le sentiment d’insécurité. Au carrefour de l’Europe, le nouvel espace commercial accueillant prochainement l’enseigne Décathlon est en cours de finition. Vu la surface occupée par le carrefour, le bâtiment ne modifie que légèrement la perspective que les automobilistes ont le temps d’observer dans l’attente du feu vert. Sa faible hauteur et surtout sa forme parfaitement adaptée à son emplacement lui permettent déjà de se fondre dans le paysage. C’est le signe d’une parfaite intégration. Enfin, le "Carré Amiot" est sans aucun doute l’élément qui bousculera le plus nos habitudes visuelles. Deux parties distinctes certes, mais au final un "gros bloc" qu’il nous faudra apprendre à ne plus regarder comme un intrus. Côté cours de Verdun, l’ancien bâtiment du collège Amiot sera complètement caché derrière les façades en verre du conservatoire de musique, sauf au niveau de l’escalier central. Les nostalgiques d’Amiot pourront se consoler avec la façade arrière visible depuis la nouvelle voie le séparant de l’entité commerciale. Celle-ci sera constituée d’un "Food Court", vaste lieu de vie dédié à la restauration diversifiée en rez-de-chaussée, et de deux étages dédiés au tertiaire. Le bâtiment, résolument moderne mais assez traditionnel dans sa forme, s’imprimera, qu’on le veuille ou non, dans nos rétines.


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